CHAPITRE DOUZE : D’AUTRES VOYAGES MISSIONNAIRES


"En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père" [Jean 14:12].

 

Voyage aux Indes

[Pendant huit mois, William Branham pria et supplia Dieu de le délivrer de l'amibiase qui l'avait frappé lorsqu'il avait abandonné la volonté parfaite de Dieu en Afrique du Sud en 1951. Mais si sa prière en faveur des autres était exaucée, lui ne semblait recevoir aucune réponse. Enfin il reçut une vision le concernant]

 

"Cette nuit-là, j'étais allongé sur mon lit... Ma femme et mes deux filles étaient dans la pièce à côté... Il était environ trois heures du matin et je me demandais : "Que me réserve le futur ? Quelle en sera l'issue ?"...

Et il est venu tout droit vers moi, l'air austère : "Tu pensais à ce que serait ton futur".

"Oui."

Il a pris des feuilles de papier, les a pliées comme une lettre dactylographiée, et il les a faites tournoyer, et elles ont monté tout droit au ciel. Il a dit : "Ton futur est clair" ["clear"]. Je suis sorti de la vision et j'ai dit : "Seigneur, j'aimerais tant te parler ! Si ton serviteur a trouvé grâce à tes yeux, grand Esprit Saint, accepterais-tu de revenir ?"

Et alors je l'ai senti venir, Whoooossssh ! et je l'ai vu venir vers moi : "Cette amibiase t'inquiète."

"Oui. Va-t-elle me quitter définitivement ?"

"Oui". L'affaire était réglée. Et il est revenu : "Tu pensais à la manière de conduire tes réunions, et on t'a parlé de la façon de faire des autres prédicateurs. Toi, agis seulement comme je te conduis à agir. Quelle que soit la réunion, qu'elle se suffise à elle-même".

Et alors il m'a enlevé dans l'Esprit et m'a ramené à Durban , en Afrique du Sud, devant des milliers de personnes. Et j'ai vu toute cette foule disparaître vers ma droite, vers l'Ouest...

Et alors, devant moi, il y avait des pâtés de maisons, et des gens louaient Dieu les bras levés. Et ensuite il a dirigé mes regards vers l'Est. Et j'ai vu des milliers de gens habillés comme des Indiens, louant Dieu. Je ne pouvais voir les limites de cette foule. Et ensuite un grand Ange du Ciel est venu. Il s'est tenu au-dessus de moi avec une grande lumière qui a balayé la foule assise sur les collines. Les gens étaient de couleur sombre. Il m'a alors ramené à Durban devant une foule de Blancs louant le Seigneur, puis il m'a à nouveau ramené là. Et l'Ange s'est approché, et son cri m'a fait sortir de la vision : "Il y en aura trois cent mille à cette réunion".

C'est AINSI DIT LE SEIGNEUR. Notez cela par écrit.

En revenant à moi j'ai dit : "... J'irai où tu me diras d'aller désormais, et je ne ferai que ce que tu me diras de faire..." Peu après, il est revenu, et j'ai vu ma Bible quitter ma table et s'approcher de moi. Elle était ouverte là où Paul se trouve pris dans une tempête : "Ô hommes, il fallait m'écouter et ne pas partir de Crète ... un ange de Dieu, à qui j'appartiens et que je sers, m'est apparu cette nuit et m'a dit : Paul, ne crains point" [Actes 27:21]. Puis il m'a conduit au chapitre premier du livre de Josué : "Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j'ai été avec Moïse, je ne te délaisserai point, je ne t'abandonnerai point. Fortifie-toi et prends courage" [Josué 1:5].

Je suis revenu à moi, j'étais très faible, cela avait duré près de trois heures. Ma femme a frappé à la porte : elle portait le bébé dans les bras : "Bill, quelque chose s'est passé. A trois heures ce matin, le bébé s'est réveillé, et j'ai voulu rentrer dans la chambre. Et quelque chose m'a arrêté avant que j'atteigne le couloir : 'N'entre pas, il y a une vision qui ne peut être interrompue'..."

Après le petit déjeuner, ma belle-mère est venue : "Qu'est-ce qui se passe ce matin ? Je me suis levée pour faire la vaisselle et une Voix m'a dit : Va chez Billy tout de suite".

Je leur ai tout raconté...

Et en allant à la banque, quelque chose m'a dit : "Arrête-toi" ... Et j'ai vu Bobby Deach... "Va lui parler". J'ai salué Bobby et il m'a raconté : "Dans ma famille à peu près tous meurent du cancer. Et je l'ai attrapé à mon tour : mes intestins saignent. Mais ce matin à trois heures je me suis réveillé. Et une Voix m'a dit : Va voir Billy Branham aujourd'hui... "

Tout cela s'est passé il y a un ou deux mois. Depuis, Bobby ne saigne plus."

["Footprints" p. 236 à 239, d'après "Early Spiritual Experiences", 13 juillet 1952, à Hammond, Indiana]

[Alors qu'il faisait escale au Caire en Egypte pour se rendre aux Indes, William Branham envisagea d'aller en Israël à son retour]

"Les Juifs croient toujours leurs prophètes. Dieu a dit : "S'ily a un homme parmi vous qui est prophète ou voyant, Je lui parlerai dans des visions ... Et si ce qu'il dit arrive, alors écoutez-le, car je suis avec lui. Mais si cela n'arrive pas, alors n'ayez rien à faire avec ce prophète, car je ne suis pas avec lui ... " Les Juifs savent cela...

Mais quelque chose m'a frappé : "N'y va pas maintenant, car l'heure n'est pas encore venue"'"

["Footprints" p. 243 et 244, d'après "The Ten Virgins", 11 décembre 1960 à Jeffersonville, Indiana]

 

Le défi de Bombay (19 septembre 1954)

"C'était le plus grand auditoire auquel j'aie jamais parlé: il y avait près d'un demi million de personnes... Ils ont vu le Saint-Esprit révéler des choses ... mais leurs prêtres disaient que je lisais les pensées...

Cinq ou six personnes sont passées dans la ligne de prière, et alors un aveugle s'est avancé, ses yeux étaient aussi blancs que ma chemise... Je l'ai regardé et j'ai dit : "C'est un adorateur du soleil, il est aveugle depuis vingt ans. Il est marié, sa femme est plutôt petite, et il a deux enfants, de sept et neuf ans." Et c'était vrai. J'ai même donné leurs noms...

Et la vague de leurs pensées est venue à moi : "Il lit dans leurs pensées."

"Seigneur, viens-moi en aide ... ces gens crient que c'est de la télépathie." Et alors, je l'ai vu en vision juste au-dessus de cet homme, et ses yeux étaient en parfait état. J'ai pensé : "C'est le moment."

Je leur ai dit : "Cet homme est aveugle. Il y a ici des prêtres Shiites, Djaïns, Bouddhistes... Ce matin, j'ai parlé avec les représentants de dix-sept religions différentes qui m'ont interrogé ... et tous étaient contre le Christ. Si le Christ est un menteur, alors seul le Dieu qui a créé le monde peut lui donner la vue. Si parmi vous un prêtre musulman, ou bouddhiste vient ici et lui donne la vue, alors je le suivrais... Il faut le Créateur pour recréer la vue dans ces yeux. On lui a dit d'adorer le soleil pour aller au Ciel. Dans son ignorance, il a regardé le soleil pendant vingt ans... Que font les prêtres ? Seulement changer la façon de penser ... c'est pareil aux Etats-Unis : les Méthodistes veulent que les Baptistes deviennent Méthodistes, etc... Mais nous ne parlons pas de cela. Nous parlons de Dieu... Je défie tous vos prêtres de venir lui redonner la vue... " Je n'ai jamais vu un groupe aussi silencieux !

"Vous ne bougez pas parce que vous ne pouvez pas faire cela, et moi non plus. Mais le Dieu des Cieux qui a ressuscité son Fils Jésus-Christ, dont je suis le serviteur, vient de me montrer en vision cet homme guéri. Si cela n'arrive pas, alors chassez-moi du pays. Mais si cela arrive, vous serez dans l'obligation de donner votre vie à Jésus-Christ... "

Un docteur est venu l'examiner. Il a secoué la tête : "Il est aveugle."

J'ai dit : "Bien sûr ! Si Dieu lui redonne la vue, combien serviront Jésus-Christ ?" C'était un océan de mains noires ! Je me suis retourné vers l'homme : "Seigneur Jésus, que l'on sache que tu es Dieu." L'homme m'a entouré le cou, puis il a embrassé le maire de Bombay qui était assis là. Il voyait parfaitement."

["The Contest", § 21 à 29 ; 31 décembre 1962 à Jeffersonville, Indiana]

"Cent cinquante à deux cent mille personnes sont venues au Christ cette fois-là... Mais il n'y avait pas d'église pour leur délivrer le message auquel je crois. Les dénominations pentecôtistes n'ont pas voulu coopérer avec moi. Et toutes ces âmes sont sans doute reparties vers leurs religions d'origine. Quelle honte ... personne n'a coopéré avec moi à cause de mes positions."

["Footprints" p. 244, d'après "Taking Sides With Jesus", Ier juin 1962 à Jeffersonville, Indiana]

 

En Suisse (été 1955)

William Branham se rendit pour la première fois en Suisse du 19 au 26 juin 1955 à Zurich. Il s'y rendit une seconde fois la même année à Renens [23 au 26 août 1955], près de Lausanne, après les réunions tenues en Allemagne à Karlsruhe [15 au 18 août 1955].

Une violente tempête d'opposition, organisée surtout par certains représentants de l'église d'Etat, s'éleva à Zurich. Néanmoins, en cinq soirées, cinquante mille personnes se convertirent. Les mêmes attaques se renouvelèrent quelques semaines plus tard pour les réunions de Renens : William Branham fut accusé de pratique illégale de la médecine. Après enquête, les autorités de Lausanne rejetèrent les accusations.

Un fait remarquable se produisit le samedi matin 27 août, lors d'un déjeuner organisé à Lausanne, auquel furent invités plus de soixante-dix prédicateurs, dont quelques pasteurs de l'Eglise Nationale et de l'Eglise Libre du Canton de Varen. William Branham leur adressa une brève exhortation, les appelant à s'unir dans l'amour. Au moment de se rasseoir, William Branham eut une vision révélant la vie d'un chrétien présent : il lui révéla qu'il avait accepté le Christ en lisant dans la Bible que Jésus était mort pour ses péchés, qu'il dirigeait un petit orphelinat en montagne, qu'il souffrait d'ulcères d'estomac (et pour cette raison il n'avait pas touché aux aliments dans son assiette), qu'il avait été le chef de trente et un mille communistes. "AINSI DIT LE SEIGNEUR, mangez votre repas, car Jésus-Christ vous a guéri." La Lumière descendit jusqu'à toucher le côté droit de la tête de William Branham. L'homme fut guéri. Il était onze heures du matin, et un appareil fixe prit trois photographies au même moment sans présence de flash, de projecteur ou d'autre lumière artificielle : ces trois photographies montrent la présence de cette Lumière. Douze autres photos furent prises avant, et douze autres après ces instants, mais aucune d'elles ne montre cette Lumière.

[D'après "Biographie de William Branham" de André Morin, p. 251 à 252 et 256 à 260 ; "Footprints" p. 248 à 251 d'après "Faith In Action", 10 juin 1959 à Chicago, Illinois ; "Enticing Spirits", §5, 24 juillet 1955 à Jeffersonville, Indiana]

Après les réunions de Zurich, des lettres furent envoyées à Karlsruhe, Allemagne, pour que William Branham ne soit pas reçu. L'Eglise d'Etat allemande lui refusa donc l'autorisation de tenir les réunions. Or c'était sur les indications de Dieu que William Branham voulait se rendre en Allemagne. Et donc le Docteur Guggenbuhl de Zurich, vice-président des Hommes d'Affaires du Plein Evangile, se rendit chez un responsable militaire américain pour obtenir l'autorisation. La mère de cet officier américain avait quitté sa chaise roulante lors d'une réunion de Branham en Virginie ! Les réunions purent donc se dérouler comme prévu.

["Spiritual Atmosphere", 29 janvier1956 à Owensboro, Kentucky]

 

Des organes recréés (août 1955)

Pendant 24 ans Mme Cossy gravit un long calvaire... Son mal initial est une tumeur cancéreuse compliquée d'une dysenterie et d'une anémie cérébrale. A la sortie de l'hôpital de Berthoud, elle est considérée comme incurable... En 1939, vu l'aggravation de l'anémie cérébrale, on juge nécessaire de lui nommer une tutrice. De 1939 à 1947, la malade subit huit opérations, elle fait vingt-huit séjours dans les hôpitaux. Il n'y a pas de résultats, Mme Cossy est épuisée, et son état empire. En 1949, c'est l'ablation totale de certains organes. Le Dr Golisse affirme que la malade n'est ressortie que par miracle d'une telle opération. Malgré cette grave intervention chirurgicale, des adhérences rongent ce corps de haut en bas. Puis c'est l'anémie. La pression artérielle baisse jusqu'à huit. La malade ne peut presque plus s'alimenter... Le tube digestif est pris comme le reste. Ce sont maintenant de pénibles migraines. Un eczéma forme des écailles sous ses pieds... Viennent maintenant des séries de piqûres de cocaïne, de pénicilline, la fièvre monte à 40 degrés. Le 17 août 1955, le Dr Chioléra, de Lausanne, déclare que les adhérences gagnent tout le corps. C'est le cancer généralisé.

Mme Cossy sait qu'elle est perdue, mais elle est chrétienne et vient à la mission Branham ... elle prie surtout pour son mari et pour sa mère malade. Elle n'a pas foi en la guérison en ce qui la concerne. Cependant, ayant reçu une carte, elle monte sur l'estrade en tête de la file, mais c'est toujours pour les siens qu'elle prie et non pour elle-même.

Devant M. Branham, elle sent une présence divine et bienfaisante, elle voit l'Ange qui est près du serviteur, et sa foi grandit. Le prophète de Dieu lui parle : "Vous n'avez pas beaucoup de foi" lui dit-il, "une foi qui n'atteint pas le niveau nécessaire pour la délivrance. Je ne sais si vous venez pour des ennuis d'argent, la maladie ou d'autres difficultés, mais sachez que si vous venez par curiosité, vous pouvez tomber morte. Maintenant, si Dieu me révèle ce que c'est, croirez-vous ? Vous avez été opérée du cancer et tout vient de ce mal. Vous ne pouvez pas digérer. Le docteur vous a trouvé des adhérences jusqu'au foie. Vous êtes candidate à la mort. Vous avez reçu plusieurs fois l'imposition des mains, mais vous n'avez pas cru à fond. Mais maintenant vous avez la foi. J'ai vu en vous une vocation brisée - oui, comme la femme samaritaine, il faut aller le dire aux autres. Vous lirez Marc à partir du verset 6. Si j'ai dit vrai, levez la main ! Le Seigneur déclare maintenant que vous êtes guérie."

Mme Cossy entendit aussitôt une voix dire à son oreille : "Comme les os de la vision d'Ezéchiel ont été rassemblés et comme les chairs ont cru tout autour, ainsi en sera-t-il pour ton corps" . Dès ce moment, elle ne ressent plus aucune douleur. Ceci se passait le samedi 27 août 1955.

"Le mardi 30 août" dit Mme Cossy, "je m'étais levée tôt pour aller voir un appartement à Renens. Il tombait une pluie d'orage. Soudain une voix me dit : "Va te coucher !" Me demandant si cette voix est celle de l'ennemi, je réponds : "Non, je dois aller voir cet appartement." Mais la voix insiste et moi je résiste et vais sur le balcon brosser les vêtements de mon mari. Tout à coup, un sommeil de plomb tombe sur moi et je n'ai que le temps de m'étendre sur le canapé en disant : "Seigneur, si c'est toi, que veux-tu de moi ?" J'entendis : "Dors !" C'est ce que je fis de 7 h 50 à 9 h, sentant toutefois qu'un travail s'opérait dans mon ventre. A 9 heures, je me sens comme sanglée sur une table d'opération. Malgré cela, je lutte contre cet engourdissement, tenant à mon idée : "Je dois aller à Renens", je le redis mentalement. La même voix qui m'avait parlé sous la tente répète les mêmes paroles concernant les os desséchés de la vision d'Ezéchiel en ajoutant : "Si tu étais éveillée, tu souffrirais trop" . Je dormis profondément jusqu'à 10 heures. En m'éveillant je me sentis très bien, sauf une douleur et des crampes à la jambe droite. Comment expliquer que je pris à deux mains cette jambe tant de fois percée de piqûres et m'écriais : "Au Nom du Seigneur, sors de là !" Puis je me suis levée tout à fait guérie."...

Deux médecins ont constaté que la matrice avait repoussé, et Mme Cossy est enceinte de six mois...

[D'après "William Branham", Editions Evangéliques, Peseux/Neuchâtel, Suisse]

 

Un paralytique guéri (août 1955)

M. Favre, de Renens, travaillait dans une entreprise de terrassement. Mouillé, il prit froid et une pleurésie s'ensuivit le 26 août 1953. La maladie évolua en polyarthrite aiguë. Les traitements au bénervin et à la pénicilline donnèrent un résultat, et pendant six mois il ne souffrit pas. "Mais en 1954, les choses s'aggravèrent. Je suivis un traitement de deux mois à l'hôpital Nestlé à Lausanne. L'enflure et la douleur nécessitaient de nombreuses pilules, jusqu'à trente-quatre par jour... Le mal empira, la paralysie atteignit même les mâchoires, aussi était-ce une torture de manger presque rien. On n'osait presque plus me toucher, j'étais recroquevillé dans mon lit, je souffrais atrocement et perdais le sommeil. Un médecin de Lausanne m'avait condamné, et je n'avais plus qu'à attendre la fin.

... Quand vint la tente évangélique, je m'y traînai péniblement avec mes béquilles ; il me fallut une heure pour franchir quelques centaines de mètres.

Le mercredi 24 août, alors que M. Branham parlait à une tuberculeuse sur l'estrade, il se tourna pour s'adresser à une autre malade qui n'était pas loin de moi et lui dit : "Vous avez la même maladie que cette dame, votre foi vous a guérie, tournez-vous !" Cette personne se tourna sur son lit et se leva. Je sentis à ce moment une telle chaleur m'envahir que je me mis à transpirer. M. D. Scott, l'évangéliste, se trouvait devant moi et je lui demandai de m'imposer immédiatement les mains. Aussitôt après, je me levai et marchai, traînant mes béquilles, puis, les mettant sur mes épaules, je sortis de la tente et rentrai chez moi. De jour en jour les forces me reviennent, je ne souffre plus, je mange, je marche et je bénis le Nom du Seigneur qui m'a guéri."

[D'après "William Branham", Editions Evangéliques, Peseux/Neuchâtel, Suisse]

 

Tuberculose dorsale (août 1955)

Après quelques mois de maladie, Mlle Messerli fut hospitalisée au début de 1948 et transférée successivement, pendant trois ans et demi, dans les hôpitaux d'Aarau et de Berne, puis dans les sanatoriums de Leysin et de Montana pour appendicectomie, tuberculose dans le ventre et péritonite.

Ayant pu reprendre partiellement le travail, elle fit en mai 1951 une grave rechute et dut, pour la deuxième fois, séjourner à Leysin, mais cette fois pour tuberculose osseuse à la colonne vertébrale (spondylite). Après 22 mois de lit, elle réapprend péniblement à marcher, sans toutefois pouvoir s'asseoir, malheureusement elle fait une seconde rechute. Alitée pendant un an à Leysin et après une année et demie à l'hôpital Tiefenau à Berne pour la spondylite dont elle souffre, elle subit en outre plusieurs interventions chirurgicales ainsi que d'innombrables traitements destinés à calmer ses souffrances. En août 1955, son état se résume ainsi : impossibilité de s'asseoir et de se lever, fortes douleurs physiques intermittentes. La malade est soutenue moralement par divers travaux manuels artistiques qu'elle peut exécuter tout en étant couchée.

Au début de 1955, Mlle Messerli reçoit de deux sources différentes le livre "William Branham, un homme envoyé de Dieu". Elle se met, avec plusieurs de ses amis, à prier quotidiennement pour sa guérison, ignorant que Dieu enverrait son serviteur en Suisse. C'est ainsi que l'annonce de l'arrivée de William Branham trouve des âmes prêtes....

L'hôpital donne spontanément l'autorisation d'emmener Mlle Messerli pour deux jours, à condition qu'elle soit transportée couchée. C'est ainsi qu'elle est amenée à Renens pour la première fois le mardi 23 août. Cette soirée étant réservée par M. Branham à l'étude de la guérison divine, Mlle Messerli, qui est de langue maternelle allemande, peut se former l'oreille et s'habituer à la traduction anglais/français. Le cheminement de sa foi trouve la plénitude le lendemain soir, bien quelle ne puisse obtenir une carte de prière et n'avoir, de ce fait, aucune chance d'être mise en présence de M. Branham.

Le 24 août, à 22 heures environ, tandis que M. Branham parle à une malade sur l'estrade, il se retourne subitement et regarde Mlle Messerli. Il l'interpelle une première fois et lui dit : "Vous qui venez de prier, mettez-vous sur le côté droit et continuez à prier pour que Dieu vous aide." Au bout de quelques instants, se détournant à nouveau de la personne sur le podium, il s'adresse une deuxième fois à Mlle Messerli en ces termes : "Vous n'êtes pas d'ici et cette langue n'est pas la vôtre. Vous venez de Berne, de l'hôpital, et vous souffrez de tuberculose dorsale. Les médecins ont tout fait pour vous. Votre foi vous a sauvée. Soyez fidèle au Seigneur Jésus. Levez-vous et prenez votre lit." Ceux qui avaient amené Mlle Messerli sur un brancard se hâtèrent de la dégager de son sac de couchage, et ce fut un moment émouvant pour toute l'assemblée de voir la jeune fille se lever et se tenir debout sans aucun secours, nu-pieds, vêtue d'une longue chemise de nuit...

Dès ce soir-là, elle ne ressent plus aucune douleur dans le dos et peut marcher aussi bien que ses jambes affaiblies par des années d'alitement le lui permettent au début... Sans moyens financiers, dépendant entièrement de l'assistance sociale et de l'autorité médicale, elle retourne à l'hôpital de Berne, où elle reste en observation deux mois, et elle séjourne ensuite à Leysin pour convalescence jusqu'en mars 1956. Au cours de ces 6 mois, les radiographies se révèlent toujours meilleures, si bien que les médecins reconnaissent cette guérison comme extraordinairement rapide...

Nous trouvons dans ce cas magnifique l'accomplissement de la guérison divine telle qu'elle fut expliquée les deux premiers soirs à Renens : c'est le germe de la maladie qui est tué lors de l'intervention de Dieu, et il faut ensuite que l'organisme reconstitue la partie atteinte. Le résultat n'est donc pas nécessairement apparent, immédiat ou complet...

[D'après "William Branham" , Editions Evangéliques, Peseux/Neuchâtel, Suisse]

 

En Allemagne

Le don de discernement se manifesta comme à l'habitude. F. F. Bosworth rapporte que ceux qui étaient guéris à leur place étaient plus nombreux que ceux qui étaient guéris dans la ligne de prière [Témoignage de F.F. Bosworth rapporté dans "Biographie de William Branham" de André Morin, p. 254]. L'incident suivant est par contre d'une autre nature :

"Le second soir il y avait là quinze sorciers. Billy et le frère Arganbright ne les avaient pas laissés me rencontrer, et ils avaient dit : "Nous allons faire s'envoler la tente."

Ils se sont installés là avec leurs enchantements et ils ont invoqué leur dieu, Satan, et il est venu avec une tempête... Avec des ciseaux, ils ont taillé une plume ... et ont prononcé leurs enchantements "Le Père, le Fils, le Saint-Esprit ; wo-oo-oo-oo-oo ! Le Père, le Fils, le Saint-Esprit ; ahhhh !"

Satan est le prince de la puissance de l'air [Ephésiens 2:2]. Cette énorme tente aurait pu couvrir tout un pâté de maisons ... le vent s'y est engouffré et la soulevait. Le vent soufflait et les éclairs brillaient, mais j'ai continué de prêcher.

Et alors j'en ai vu un courbé et entouré de démons, mais il n'était pas lié.

J'ai dit au frère Lowster : "Ne traduisez pas ceci." Puis j'ai dit : "Frère Arganbright, prions seulement. Toi enfant du diable, il se peut que tu puisses faire des miracles, c'est vrai, mais maintenant je te dévoile. La Bible dit : De même que Janès et Jambrès s'opposèrent à Moïse, de même ceux-ci le feront, l'Antichrist ayant la puissance d'accomplir des miracles [2 Timothée 3:8]. Mais tu as peur de toucher au surnaturel de Dieu. Parce que tu as osé faire cette chose-là, tu payeras pour cela. Seigneur Dieu, Créateur des cieux et de la terre, tu m'as envoyé ici et c'est pour cela que j'ai pris pied en Allemagne au Nom de Jésus-Christ. Et ce nuage n'a aucune puissance contre moi, parce que je suis oint et envoyé pour le salut de ces gens. Je t'ordonne de partir d'ici dans le Nom de Jésus."

Il y a eu plusieurs coups de tonnerre, puis le tonnerre a encore grondé et s'est éloigné. Et le soleil a brillé. En dix minutes, près de dix mille personnes se sont avancées en demandant miséricorde. Et ce soir-là on a emporté ce médium estropié.

Les gens sont entrés dans cette ambiance en voyant la gloire de Dieu manifestée. Et la ligne de prière a commencé... On a amené une fillette allemande sur l'estrade, avec les nattes qui lui tombaient dans le dos. Elle a failli tomber à la renverse en montant sur l'estrade, et je me suis précipité pour la retenir. L'interprète s'est mis à lui parler ; elle murmurait : "Je veux rencontrer l'homme qui va prier pour moi." Elle était aveugle. L'interprète lui a dit : "C'est lui qui te tient en ce moment." Elle s'est mise à me tâter avec ses petites mains, elle m'a entouré de ses bras et a posé sa tête sur mon épaule. Oh ! j'ai pensé à ma petite Becky ! J'ai mis mes bras autour d'elle ... ses yeux étaient blancs. Et là par la grâce de Dieu, j'ai vu en vision cette petite fille dans les bras de sa mère et le docteur qui l'auscultait. Elle était aveugle de naissance. La mère, grande et mince, avait les cheveux blonds. Le père était plutôt petit, de forte corpulence et il avait les cheveux foncés. J'ai dit d'où ils venaient et j'ai raconté la vision. J'ai vu cette petite fille devenir comme une ombre et marcher les bras levés, parlant et montrant différentes choses du doigt.

J'ai su que le Dieu du ciel vivait et régnait. Je me suis mis à prier pour elle et elle a levé les yeux vers moi : ils brillaient et étincelaient. Elle a murmuré quelque chose et le traducteur m'a dit : "Frère Branham, elle voit !" Je lui ai dit : "Gardez cela pour vous encore quelques instants. Que dit-elle ?"

"Elle demande ce que sont ces choses là-bas." C'était les éclairages.

Et tandis qu'elle me regardait, elle s'est mise à sangloter. Tout l'auditoire était sous une influence céleste. Le diable se trouvait paralysé.

La mère a poussé un cri, et s'est mis à courir à toute vitesse, perdant ses chaussures derrière elle. Elle est montée sur l'estrade et a entouré l'enfant de ses bras. L'enfant lui a dit : "Mais ... es-tu ma mère?" C'était la première fois qu'elle la voyait. "Oh maman ! Tu es si belle ! Tu es si belle maman !""

["Footprints", p. 208 d'après "He That Is In You", le 10 novembre 1963 à Jeffersonville, Indiana ; "Spiritual Atmosphere", 29 janvier1956 à Owensboro, Kentucky]

Que Dieu vous bénisse richement !